Bon, je sais, LA PUB


ça craint, c'est le mal, ça c'est sûr, mais en même temps manger QUE des coquillettes ce n'est pas trop mon truc non plus...


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l'ombre du vent-copie-1


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Samedi 20 novembre 2010 6 20 /11 /Nov /2010 18:00

 

Vous conviendrez que c'est quand même pas de bol : maintenant que l'inspiration est plus ou moins revenue, que j'ai des trucs à dire à écrire, c'est ma connexion au web qui est allée faire un tour à la campagne !

 

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Photographie de Tim Ershot, 2005

 

En rade donc de modem, mon opérateur ayant trouvé très intelligent d'écraser ma ligne avant même d'en ouvrir une nouvelle et de me fournir le matériel pour m'en servir.

Une semaine sans internet, sans télévision, sans ligne téléphonique, ce qui n'est pas top en soi (surtout quand on tient essaye de tenir un blog) et comme un malheur n'arrive jamais seul, ça m'a fait sauter les articles que j'étais en train d'écrire sur la suite de ma rentrée.


Du coup je vais devoir les réécrire mais bon, je ne suis pas sûr de ne pas oublier des choses en cours de route. Bref, j'arrive !

 

 


 

 

Par Saint Luc - Publié dans : Humeur
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Dimanche 31 octobre 2010 7 31 /10 /Oct /2010 22:47

 

 

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Par Saint Luc - Publié dans : Clin d'oeil - Communauté : Les Cultureux éclectiques
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Dimanche 24 octobre 2010 7 24 /10 /Oct /2010 22:57

 

Marc-Aurèle a écrit "Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l'être mais aussi la sagesse de distinguer l'un de l'autre."

 

 

 

 Donc, c'est vrai que ça fait un petit bail  que je vous ai lâché en rase campagne très chers ninternautes mais comme vous vous en doutez certainement, c'est que j'ai été bien bien bien occupé ces derniers temps : la rentrée tout d'abord, avec son lot de nouvelles têtes et aussi d'anciennes à retrouver, ses classes à prendre en main et maintenir sous pression autant que faire se peut, de nouveaux cours à préparer, de nouveaux projets à monter et échaffauder, et une page qui se tourne définitivement avec la belle A***.

 

 

Bref, ce n'est pas une excuse, mais vous reconnaitrez tout de même que ça occupe son homme. Peut être que cela ne justifie pas ce silence un peu prolongé, mais faute de mieux au moins cela peut vous l'expliquer un tantinet.

Donc, comme je le disais, maintenant que l'heure des premières vacances a sonné, voici venu le temps de tirer quelques enseignements de cette rentrée, avec son cortège de chose plus ou moins déjà vues et/ ou entendues et/ou vécues rayez la mention inutile auparavant. Petit tour d'horizon rapide :

 

 

 

 

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Colomb professeur de Cartes de son état n'est plus qu'à deux pas de la retraite, et fait donc sa dernière année de service avant  avant de goûter aux joies bien méritées des apéros et parties de cartes interminables  de passer le flambeau. Et bien évidemment se permet à la grande joie de tout le monde d'asséner sans sourciller quelques vérités bien senties l'air de rien à tous ceux qui la ramènent un peu trop.

 

 D'Entrecasteaux l'un des trois autres professeur de Cartes est plus détendu que jamais fort de son tout nouveau statut d'agrégé, et s'est mis en mode je gère. D'autre part, il est maintenant définitivement associé à ma charmante personne, puisque les élèves n'ayant pas trop bien compris ce que pouvait recouvrir le terme "para", ont décidé que lui et moi avions fait l'armée ensemble et que dorénavant nous occupions nos vacances à faire du parachutisme, là encore ensemble.

 

Gandhi l'un des deux autres professeur de Cartes est resté malgré lui encore avec nous pour cette année, mais se sent déjà a priori sur le départ et ne participe plus tant que ça à la vie de l'établissement et a pris un rôle de spectateur, ce qui renforce encore un peu plus son image de bonze d'une zenitude (et je sais bien que le mot n'existe pas, mais comme je suis chez moi, je fais ce que je veux, nanmého !).

 

Purcell le sémillant et hyperactif professeur de Bruit n'a pas obtenu sa mutation et promotion tant espérée et se remet donc à monter de nouveaux projets de grande envergure auquel il voudrait m'associer. Et je dois bien dire qu'au vu de ce qu'il a pu réaliser par le passé, c'est assez tentant et alléchant, doué qu'il est. 

 

Hypatia la renversante mais pittbullesque  professeur de Calculette semble s'adoucir et se détendre désormais avec le temps, acceptant plus volontiers les discussions et de ne pas monter au créneau à la vitesse d'un pur-sang anglais ou arabe, donnant du même coup l'impression de se sentir bien mieux dans l'établissement.

 

Dugarry l'ancien président de l'amicale (pour les non-initiés, c'est l'association qui organisent les surboums entre autres) et aussi professeur de Baballe s'est on ne sait pour quelle raison coupé les cheveux et par un effet de vases communiquants assez bizarre s'est laissé poussé la barbe. Du coup plus de ressemblance possible ni avec l'ancien footeux, ni avec Jésus comme certains d'entre nous le surnommait. Maintenant, comme les choses sont bien faites on pourrait bien lui trouver une légère ressemblance avec Hugh Jackmant !

 

Lucilla ma délicieuse voisine et accessoirement   professeur de Conjugaison s'est en fin de compte contre toute attente, mais heureusement pour elle, rabibochée avec son homme et a même fini par accepter la modique somme de trois ans plus tard tout de même sa demande en mariage faute de partir vers les steppes kazakhes.

 

Aragon l'un des autres   professeur de Conjugaison et qui arrivé en même temps que moi dans l'Asile de fous est devenu à son corps pas vraiment défendant incontournable et indispensable en devenant coup sur coup représentant des professeurs, délégué syndical, membre du Conseil d'Administration, membre du Conseil Pédagogique, membre du Conseil de Discipline, membre de l'Amicale du collège, et relais pour les lettres dans les projet de Purcell, pas grand chose quoi, une paille.

 

 

 

 

 

Par Saint Luc - Publié dans : Brèves de cours
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Samedi 4 septembre 2010 6 04 /09 /Sep /2010 22:37

 

Voilà, je reviens donc sur mes lectures de jeunesse, celles qui m'ont formé en fin de compte et fait de moi le lecteur que je suis maintenant. Parce que je crois que ces textes que nous lisons plus jeune fondent nos goût et nos attentes pour de bon. Mais ce n'est là qu'une intuition, et je n'ai ni exemple ni quoi que ce soit pour argumenter ou appuyer mon propos.

Brèfle. 

 

 


3  Le lecteur adolescent :  

 

C'est à partir de cette époque que j'ai commencé à arrêter de faire dans la boulimie la quantité pour essayer de faire un peu plus dans la qualité. Je me suis mis à fréquenter un peu plus de beau monde, et quelques auteurs classiques s'il en est, Flaubert, Balzac, Süskind, Zola et Les Livres Dont Vous Etes Le Héros.

D'ailleurs c'est aussi à ce moment là que j'ai commencé à parler des et autour des livres, avec des amis et des adultes, les premiers échanges, conseils et avis sur tel ou tel livre, tel ou tel auteur. Mais il ne faut pas non plus tomber dans l'angélisme, et autant j'ai de bon souvenirs des livres que j'ai lu avant, autant c'est là que j'ai découvert qu'il y avait des livres que je détestais, dont le style ne me plaisait pas, dont l'histoire ne m'intéressait pas.

Une amie danseuse avec laquelle je voulais sortir m'indiquant dans le bus pour aller en cours La Peau de Chagrin, mon père m'expliquant, de façon hallucinante et inattendue avec le recul, qu'il fallait que je lise absolument L'Enigme Sacrée et Le Pendule de Foucault, mon frère me glissant Misery alors qu'il attaquait l'intégrale de Stephen King après avoir lu Christine et Cujo que ma mère avait acheté au départ pour elle...

Bizarrement, c'est aussi là que j'ai le moins lu, sans doute parce que je choisissais des choses plus difficiles et que les obligations scolaires en matière de lecture m'avait sans doute aussi un peu refroidi. Et après tout, c'est à cet age aussi que l'on commence à accorder beaucoup d'importance à tout un tas de choses futiles mais ô combien importantes.


Au rayon bonnes choses, j'ai pu goûter au Parfum de Patrick Süskind, Trois Contes et Salammbô de Gustave Flaubert, Roses Rouge Sang de Sarah Armstrong, L'assommoir, Germinal et par la suite tous les Rougon-Macquart d'Emile Zola, Pêcheur d'Islande de Pierre Loti, La peau de Chagrin et Le père Goriot d'Honoré de Balzac, L'Antre des Dragons de James Herbert Brennan et une grande partie des Défis Fantastiques et de Loup Ardent, La Venus d'Ille de Prosper Mérimée, Misery, Le Fleau, Ca, Christine et Cujo de Stephen King, Un Roi sans Divertissement de Jean Giono, Ravage et La Nuit des Temps de René Barjavel, Des Souris et des Hommes de John Steinbeck, L'Alchimiste de Paulo Coelho, L'Etranger et La Peste d'Albert Camus...

Dans les choses bien plus discutables, j'ai aussi parcouru ou tenté de parcourir Le Lys dans la Vallée d'Honoré de Balzac, Sur Ordre de Tom Clancy, La Dame de Pique d'Alexandre Pouchkine, Le Grand Meaulnes d'Henri Alain-Fournier, Un Amour de Swann de Marcel Proust, Les Caves du Vatican d'André Gide, Croc Blanc de Jack London, La Valse aux Adieux de Milan Kundera, Gargantua de François Rabelais, 1984 de George Orwell, Zadig et Candide de Voltaire,

 


 

 

Par Saint Luc - Publié dans : Petits livres entre amis - Communauté : Chronique de nos lectures
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Jeudi 26 août 2010 4 26 /08 /Août /2010 15:38

 

La vie est quand même bizarre par moment. Pendant trois bons mois je n'avais pas grand chose à écrire, et le peu à me mettre sous la dent ne me satisfaisait pas, ou alors je ne savais pas comment m'y prendre pour le coucher par écrit.

Et voilà qu'aujourd'hui j'ai des sujets à la pelle, et que je ne sais plus trop où je dois donner de la tête.


Parce qu'entre autres choses, il faut que je finisse mon article sur les règles universelles qui régissent le monde, que je finisse mon article sur mon histoire de lecteur, que je finisse enfin le commentaire de la photographie d'Amélie, que je vous livre mon sentiment sur les grandes manoeuvres pour la course à la présidentielle, que je vous livre mon sentiment sur les derniers livres que j'ai dévoré avec ardeur et application cet été, que je vous livre mon sentiment sur mes relations très particulières avec les odeurs et parfums.

 

Une paille quoi.

 

Et comme il faut bien commencer quelque part, je vais vous parler du dernier sujet. Parce que ce matin, surprise, en sortant sur le palier pour aller me chercher du pain et des croissants (à quoi ça sert les vacances si on peut pas se faire plaisir avec un petit déjeuner continental de derrière les fagots ?), une odeur me saute littéralement au visage.

 

Et pourtant je ne suis pas quelqu'un qui est spécialement attentif aux odeurs ou aux parfums, et de ce point de vue là j'ai des lacunes. Et c'est le moins qu'on puisse dire. En fait je n'ai pas l'odorat particulièrement développé, et il n'est pas très aiguisé non plus, je suis d'ailleurs bien incapable de reconnaître les choses à leur parfum, alors vous imaginez bien que pour ce qui est des personnes c'est même pas la peine d'y penser la Bérézina. Il faut dire que j'ai des circonstances atténuantes : je suis asthmatique. Du coup, rentrer dans une parfumerie n'est jamais une bonne idée, et porter du parfum tous les jours n'est même pas envisageable.

 

Malgré tout, ce matin cette odeur m'a renvoyé à plein de souvenirs, et je comprends mieux pourquoi on dit que les parfums sont très souvents associés à la mémoire et comme une madeleine de Proust peuvent permettre de remettre en tête situations, personnes, lieux et autres choses tout droit issues du passé et de l'enfance par exemple. ça c'est le genre de phrases que je préfère ne même pas relire tellement elle me semble bancale et écite dans un français grammaticalement très incorrect !

 

Il flottait dans le couloir un parfum de Monoï, mais pas n'importe lequel non plus, il était mâtiné d'un soupçon de tiaré. Et cette rencontre ne m'a pas quitté de la journée, alors du coup je me suis dit que j'allais vous en parler et faire un petit état des lieux de ces différents parfums qui me parlent et de ce qu'ils m'évoquent immanquablement.

 


 

Donc le Monoï avec du Tiaré : Maman, bien évidemment. Je me souviens que lorsque l'on vivait à Tahiti, c'est ce qu'elle portait, elle s'enduisait régulièrement de cette huile parfumée typiquement de là-bas. Et puis c'était aussi la plus belle période de ma vie, en tout cas dans mes souvenirs. Il y a eu des coups durs aussi, avec des déceptions et l'apprentissage de la vie, de ses difficultés, les premières questions que l'on se pose sur soi, sur les autres, mais ça reste des souvenirs absolument merveilleux, magiques. Et je me souviens qu'à notre retour en métropole elle en portait encore, et qu'elle a progressivement fini les dernières bouteilles de ce Monoï Hei Poa dans laquelle flottait une fleur de Tiaré qu'elle avait pris soin de ramener. Bien sûr, elle devait essayer de le garder le plus longtemps possible, alors elle ne s'en servait plus autant qu'avant, lorsqu'il n'était pas difficile de s'en procurer. Mais n'importe comment, ce parfum me rappelle toujours Tahiti et Maman.

 

La bergamotte, le thé vert et le bois de santal : ma première grande histoire d'amour, vu que c'est les ingrédients principaux de CK One. Elle le portait tout le temps, sans compter tous les produits annexes, comme le lait hydratant, le gel purifiant, le déodorant... Pour moi, ça évoque l'intimité et la décontraction, quelque chose de simple et sans fioritures, une certaine idée de ce qui est sans mensonges, sans paravents. Un petit goût de l'enfance qui ne l'est déjà plus vraiment.

 

La fleur d'oranger et le jasmin : les vacances passées avec les amis, et les longues, très longues soirées passées à discuter, à refaire le monde, à philosopher ou tout simplement à jouer aux cartes. De ces vacances qui vous laissent des souvenirs impérissables et ce léger sourire qui flotte sur le visage lorsque l'on en revient, certes pas très reposé et dispos, mais rasséréné et plein de confiance, en soi et dans les autres. Et sur le monde en général.

 

Le cyprès : c'est l'odeur de mon enfance, de la cour de l'école, des premiers jeux avec les copains, de l'apprentissage des secrets de la lecture, des bons points et des blouses que l'on mettait dans le couloir. Je ne me souviens pas de grand chose de cette époque, plutôt des impressions, agréables pour la plupart, même si je sais que je me suis aussi ouvert la tête justement à cause d'un cyprès, et que l'on devait me tirer régulièrement les oreilles à cause de ma tendance certaine à l'impertinence, voire à l'insolence.

 

Le chocolat chaud, encore fumant : ça me refait toujours penser aux petits déjeuner de mon enfance, chez ma grand-mère, pris dans la cuisine, légérement tourné vers elle qui faisait fondre du chocolat à dessert pour simplement nous faire déjeuner. Elle parlait tout en remuant avec une cuillère en bois - le fer ça laisse un goût tout de même, disait-elle - et en se retournant de temps à autre pour nous regarder, la cuillère dans une main et l'autre sur la hanche ou dans la poche de son tablier, qu'elle portait toujours dès qu'elle se mettait à faire la cuisine, ce qui lui arrivait plus que fréquemment. Je crois bien que c'était ce qu'elle aimait le plus en fin de compte, réaliser de véritables tours de force ou des choses toutes simples, mais toujours la cuisine, juste parce que ça lui plaisait. Tout comme elle préparait des croissants, des pains au chocolat et de la brioche, pour rien, juste comme ça, pour nous gâter et nous faire plaisir. C'était un moment hors du temps, privilégié, et pour le coup, elle y a réussi pleinement, à nous faire plaisir, vu que j'en ai encore les larmes aux yeux d'y repenser un peu plus de vingt ans plus tard.

 

L'Iode, le sable chaud : La belle A*** comme on écrit dans les grands classiques du XIXème siècle, puisque c'est le parfum évoqué par Rem, celui qu'elle portait et qui lui correspond si bien. Quelque chose de la légereté, de la douceur. Mais pas douceureux, bien au contraire, un peu poivré qui ajoute de la profondeur et de l'authenticité au lieu de se contenter de cette douceur sucrée qui pourrait si facilement tomber dans le mielleux et  le mièvre. Non, il y a ce je ne sais quoi de piquant qui donne quelque chose de solaire à cette odeur, quelque chose des embruns et de la mer aussi, qui me parle de liberté, du sud, de chez moi.

 

 

 

J'imagine que pour vous aussi il y a des odeurs et des parfums qui transportent, vous évoquent et convoquent une multitude de souvenirs, bons ou mauvais d'ailleurs. Non ? Faîtes-vous plaisir et racontez donc à votre confesseur évangéliste préféré en même temps c'est normal, vous devez pas en connaître des masses ce que c'est et un petit peu de ces souvenirs qui y sont liés ! C'est pas que je veuille vous forcer, mais bon, un petit peu quand même ! Allez, siouplait !

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Saint Luc - Publié dans : Humeur
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