Samedi 28 novembre 2009
Marcel Proust a écrit que "Les jours sont peut être égaux pour une horloge, mais pas pour un homme."
Depuis quelques jours j'avais un petit coup de blues.
Rien de grave, juste un petit coup de mou, une petite fatigue passagère.
Sans vraiment de raison particulière en plus : l'automne est plutôt une saison qui me convient, mon travail se passe plutôt bien, ma santé s'améliore plutôt nettement, et côté coeur les choses sans être exaltantes sont plutôt agréables.
J'aime l'automne, surtout ici dans le sud, où c'est pendant un bon moment une arrière-saison qui fait penser à l'été indien, avec encore de magnifiques journées ensoleillées et douces, des températures qui restent plus que clémentes sans toutefois être aussi étouffantes qu'en été ni aussi basses qu'en hiver. Le ciel est encore bleu et la nuit se raffraichit suffisament pour pouvoir dormir facilement, les femmes troquent les tongs pour des chaussures plus habillées et ne sont pas encore emmitouflées comme en hiver. Bref, c'est une saison que je trouve très à mon goût.
Et même si ça ne fait qu'un mois que j'ai repris mes fonctions de tortionnaire en chef pour ce qui concerne le gribouillage et autre travaux manuels, mes collègues m'ont intégré à vitesse grand V. Mieux, ils soutiennent et s'intéressent à ce que je fais avec nos charmantes petites têtes pas très blondes, et aux différents projets que je veux mettre en place dans mon nouveau collège. L'administration se montre compréhensive, enthousiaste et prête à financer mes lubies. Les élèves ne sont pas des foudres de guerre, mais ne posent pas vraiment de problèmes et font contre mauvaise fortune bon coeur en se pliant à mes exigences et à ma volonté de les mettre au travail.
Mon genou ne fait plus vraiment parler de lui, et s'il reste encore un peu fragile pour ce qui est de monter les escaliers ou sur les mouvements en torsion, pour le reste il va beaucoup mieux et ne me fait plus du tout souffrir. Enfin, à part chez le kinésithérapeute, un métier qui se rapproche assez du mien et pour être éxercé convenablement nécessite un doctorat en persécution et une validation d'une UV en sadisme appliqué !
Pourtant, un je ne sais quoi en plus d'une petite phrase lâchée par inadvertance m'a empêché d'apprécier vraiment tout ça, le ciel ciel bleu et le soleil caressant de ses rayons mon visage. Le week-end ne s'annonçait donc pas terrible, et pas sous de formidables auspices.
Par chance, j'ai reçu ce matin un colis de la part d'Amélie suite à la découverte par ici de La Dame à l'hermine de Léonard de Vinci. En guise de récompense, j'ai eu sous plusieurs couches de papier kraft droit à une jolie lettre, pleine de bon sens et de bonnes explications sur le pourquoi du cadeau choisi, un roman. Comme elle me l'écrivait, c'est un jeu dangereux, parce qu'un livre peut aussi bien toucher juste qu'être à côté de la plaque, faire un merveilleux et subtil cadeau ou un truc passe-partout et sans imagination.
Et aussi incroyable que ça puisse paraître, je me demande si elle a des dons de voyance, vu que là ça fait quand même très fort : il y a quelques mois on m'avait conseillé ce livre de Carlos Ruiz Zafon, L'ombre du vent et lorsque j'en ai reparlé à une amie la semaine dernière elle m'a dit l'avoir donné et donc ne pas pouvoir me le prêter...
Du coup, le moral remonte...
Par Saint Luc
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Publié dans : Humeur
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Communauté : Interlignes
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