Bon, je sais, LA PUB


ça craint, c'est le mal, ça c'est sûr, mais en même temps manger QUE des coquillettes ce n'est pas trop mon truc non plus...


Comment ça je suis vénal ?

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Brèves de cours

Mardi 10 novembre 2009

Samuel Bultler a dit que "La vie est l'art de tirer des conclusions suffisantes de prémisses insuffisantes."




Une semaine enfin une semaine moins un jour pour être précis, pointu après la reprise du travail, c'est le bon moment pour tirer des conclusions hâtives mais croustillantes. Il est donc temps de faire un petit bilan :

Pour commencer, parlons chiffres : 4 jours, 7 retards, 18 absences en cours, 12 mots dans les carnets, 1 rapport, 1 exclusion de cours.

Bref, je fais monter mes stats, et affole un peu les compteurs. En même temps, je préfère frapper fort d'emblée et les prendre à froid histoire de bien faire passer le message, c'est un peu dur mais il faut se dire que c'est pour la bonne cause.

Sinon,
Gaultier a pris un peu de graine en mon absence, occupant ma salle, installant un peu partout des travaux d'élèves sur les murs, déménageant un certain nombre de choses, et prenant certaines de mes classes. Rien de dramatique en soi, ni d'ailleurs de quoi fouetter un chat. Sauf que j'aurais quand même apprécié d'être mis au courant. Et je ne me dis même pas qu'on aurait du me demander mon avis, non, juste informé, ça aurait été bien et m'aurait évité un peu la surprise à la rentrée.

Au rayon potin, il semblerait que
Paloma, la très charmante ai craqué pour Marlowe professeur de Britanniqueries de son état, au vu des rapprochements physiques qu'il est possible de noter, les deux étant semble-t-il devenus inséparables. Ce qui fait donc au moins quelque chose à se mettre sous la dent, puisque d'après mes chers collègues les cancans n'étant pas très nombreux dans mon nouvel asile de fous : soit que je sois tombé au pays des Bisounourstm soit que les gens soient extrêment discrets. Non que je pense qu'il y a beaucoup à raconter, mais il doit bien s'y passer quelque chose, comme sur n'importe quel lieu de travail, non ?
Comment ça se passe chez vous ?
 
Toujours pour ce qui est des
collègues, les minufles m'on déjà à nouveau surnommé Dr House et associé à D'Entrecasteaux professeur de Cartes mais d'après les rumeurs comme ne savent qu'en faire naître les élèves ancien para ou commando, en raison de notre amour commun de l'ordre et du respect des règles...

Bref, tout ça pour dire que je suis bien content de retrouver enfin mon travail, mes marques et une vie sociale, même si du coup un monceau de dossiers m'attendent du coup. Parce que mine de rien, tout ou une bonne partie de tout, a été mis en sommeil en attendant mon retour, et qu'il faut maintenant gérer, mais après tout et aussi incroyable que ça puisse paraître, j'aime ça !



Par Saint Luc
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Dimanche 6 septembre 2009

Paul Claudel a écrit que "L'homme connaît le monde non point par ce qu'il y dérobe mais par ce qu'il y ajoute : lui-même."




Alors, après une semaine de travail, il est temps de faire un petit bilan :

Au rayon des collègues, les rencontres ont été nombreuses, faciles, assez diverses voires bigarrées et plutôt répétées.

J'ai pu faire connaissance avec notamment, mais dans le désordrePaloma, professeur (oui, je sais, on doit rajouter un e, mais c'est décidément trop vilain, je ne m'y ferai jamais fais pas) de Tortilla, fort sympatique, et fort charmante au demeurant, tout en regard de braise et teint ambré.
Ensuite, Purcell le collègue, un peu apprêté mais avec distinction tout de même, du bout du couloir et comme vous vous en doutez déjà professeur de Bruit. Et accessoirement responsable de tout ce qui touche de près ou de loin à un truc technologique dans l'asile, donc quelqu'un à rapidement séduire côtoyer pour être équipé au mieux, et sutout avoir des trucs qui marchent presque toujours.
Puis Dugarry, professeur de Ballon de son état, et qui honnêtement lui ressemble franchement, quoiqu'en plus blond et un peu plus musculeux, dans l'attitude, le look, la façon de s'exprimer, le caractère et le verbe, serre-tête compris d'ailleurs.
Lucilla, latiniste distinguée aux cheveux d'un blond vénitien et yeux bleus, professeur de Dictée en chef bien que timide et conciliante.
D'humeur toujours égale, souriant et nuancé on trouve Colomb, professeur de Cartes en approche tranquille de l'âge de la retraite.
Gaultier, Barbouilleur en second, au physique de déménageur mais à l'apparence du bon métrosexuel qui se respecte, avec des détails savamment négligés du genre barbe naissante mais soigneusement entretenue, jusqu'aux chaussures en cuir vernies à bout pointus et ferrées comme il se doit.
Enfin, Hypatia, professeur d'Additions et à tomber à la renverse tant elle ressemble à ces héroïnes des films des années 50, ne parlant que peu, presqu'en murmurant et d'un timbre mielleux, femme fatale jusqu'au bout des ongles et aux yeux de biche.

C'est donc un paquet de bons points pour mon nouvel asile de fous.


Ensuite, comme je l'espérai de tout coeur et en croisant tous les doigts, orteils comprisi m'y attendais, la moyenne d'âge et les préoccupations sont bien plus proches des miennes. D'ailleurs quelques propos tenus autour de boissons alcoolisées ou pas, m'ont confirmé dans cette impression.

Donc, second bon point.


Le cadre est en fin de compte encore mieux que ce que j'en avais vu lors de ma première visite, et en plus devrait encore s'améliorer l'année prochaine (ou celle d'après, c'est la Maison Education Nationale, ne l'oublions pas...).

Nouveau bon point donc.


Bref, jusque là, c'est presque carton plein.




Presque.




Parce qu'au rayon administratif, si la bonhommie et le côté débonnaire de Dagobert se confirme, la rencontre avec Iélosubmarine, ne rigolez pas elle lui ressemble VRAIMENT, autant au physique qu'au sonore, l'adjointe, a été moins pleine de promesse, son apparence et son ton sans appel quel que soit le sujet ne laissant pas franchement présager une amabilité de tous les instant et une inclination toute particulière à la conciliation.

Donc, juste un demi bon point.


Ensuite, les nombreux grumeaux croisés et ceux que j'ai eu en classe ne me laissent pas présager une année de vacances sereines et délicieusement nonchalantes en leur compagnie. Il semblerait même plutôt que cela va ressembler aux campagnes en Pannonie Inférieure voire aux expéditions contre les Perses. Pas de répit et pas de quartier, les plus forts survivent et Dieu s'il existe reconnaîtra les siens.

Là, pas de bon point du tout.


Alors comme on dit dans ces cas là, to be continued qui vivra verra, et la suite au prochain épisode...



Par Saint Luc
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Dimanche 31 mai 2009

«Nul être soucieux de son équilibre ne devrait dépasser un certain degré de lucidité et d'analyse.»

 

Cioran

 




Et il semble bien qu'il y a des minufles qui sont très très attentifs
si, si à leur santé mentale...
Et qui ne comprennent que trop bien quel risque insensé il y aurait  pour eux à se mettre à réfléchir.





Mais là où ça devient exceptionnel, c'est quand une famille entière est décimée par ce manque conséquent de matière grise de discernement et de réfléchissement réflexion.
Donc,
comme on dit dans les séries télévisées rappel des épisodes précédents faits :

- semaine 1, l'un des élèves les plus agaçant du collège, Hasdrubal, qui n'a toujours pas ses affaires de cours (en soi c'est déjà pas mal arrivé en fin de troisième trimestre !), se met en tête de ne pas simplement refuser de travailler, mais de perturber le cours par ses bavardages et ses réflexions et si encore elles étaient intelligentes et à propos sur tout ce qui se dit dans la classe, y compris de la part de votre serviteur qui pour le coup est forcément intelligent et provoque donc mon courroux. Or, après quelques remarques Hasdrubal ne s'étant toujours pas calmé et refusant de retourner au silence et à son travail, est expédié chez la CPE (Catapulteuse Professionnelle d'Elèves pour les intimes);

- semaine 2, en revenant de la pause-déjeuner je tombe nez-à-nez avec Hamilcar, le frère du précédent, prêt à faire la démonstration de ses talents pugilistiques contre l'un de ses camarades. Et ce n'est qu'après avoir du intervenir physiquement que les deux adolescents ont consenti à se séparer, n'en augmentant que d'autant mes vertes réprimandes, et les faisant donc atterrir dans le bureau de la CPE;

- semaine 2 bis, nouvelle séance avec la classe d'Hasdrubal, qui après avoir assisté aux premiers cours s'était absenté pour motif connu de lui seul, et qui fera à nouveau acte de présence en fin de journée au collège : signalement auprès de la vie scolaire;

- semaine 3, le retour de la vengeance d'Hasdrubal, toujours pas plus disposé que lors de notre précédente rencontre à travailler ou à cesser de bavarder, et donc nouveau flot d'avertissements de ma part, bien que dirigés intentionnellement contre TOUS les moulins à paroles et en termes bien choisis, décidé que j'étais à ne pas m'engager dans une nouvelle escalade verbale. C'était sans compter avec la suceptibilité et la paranoïa d'Hasdrubal, qui a vu là une nouvelle occasion de se poser en victime et, puisqu'affinité il y avait, de m'invectiver à nouveau, d'où une expédition derechef dans un lieu où il a mainenant ses petites habitudes...



Donc voilà, après lecture de mes différents rapports et consultation des dossiers, les deux frères sont réexpédiés dans leur foyer et ce jusqu'à une date indéterminée.

Comme quoi, parfois, la foudre frappe deux fois au même endroit, ou peu s'en faut.


Par Saint Luc
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Dimanche 24 mai 2009


Charles Dickens a écrit "Ne dîtes pas de mal du temps qu'il fait, s'il ne changeait pas, neuf personnes sur dix ne sauraient pas comment engager la conversation."





Et comme je suis assez...



...conformiste, je ferais pareil.






Donc, l'anticyclone des Açores a encore frappé : c'est le calme plat dans mes deux collèges.

Peut être que cela sent déjà un peu trop le relâchement des neurones les vacances, ou peut être est-ce dû à une certaine apathie de ma part : après tout j'ai sans doute l'esprit trop plein de vide occupé à bien d'autres choses pour me rendre compte réellement, véritablement, de ce qui se passe autour de moi.
En ce cas, c'est que je suis en pilote automatique, et puisqu'aucun avis de tempête ni aucune turbulence ne pointent le bout de leur nez à l'horizon, je ne m'en aperçois même pas. Mais alors pas un brin.

Ou bien c'est que je me suis occupé de bien trop d'élèves atteint de crétinerie incurable un peu frappadingues et que du coup ce calme plat qui est tout à fait normal me paraît du coup suspect.

Ou alors c'est l'absence de Cassius qui me perturbe : il est vrai que c'est le genre d'élève au comportement - et surtout au travail - plutôt erratique mais  en définitive attachant, auquel je m'étais habitué jusqu'à ma nouvelle affectation. Du coup, comme il n'est pas là pour «ambiancer» comme disent les élèves, c'est peut être la raison pour laquelle je ne suis pas bien loin de m'ennuyer.


Je ne saurais trop dire.
Les semaines à venir m'apporteront la réponse, je n'en doute pas !


Par Saint Luc
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Mercredi 18 mars 2009

Francis Bacon a écrit que "la vengeance est une justice sauvage", ce qui n'est pas tout à fait faux.

Et puisque mes charmantes petites têtes blondes ont décidé (quelle imagination débordante...) de m'appeler désormais Dr House, il n'y a vraiment pas de raison que je sois en reste...







Vengeance,  donc.




C'est donc depuis peu un festival de mises en boite, de réparties cinglantes et de sarcasmes en tout genre. Et pour faire bonne mesure, puisqu'ils semblent avoir oublié jusqu'à mon nom, je fais de même et les appelle donc, en toute logique, par des numéros !





A ce propos on constatera l'abondance dans les classes :

- du Numéro 26, l'arnaqueur sans diplome, et sans chance d'en obtenir un, sympathique au demeurant, qui se fait surprendre à piquer un roupillon...

- des Numéros 15a et 15b, les jumelles blondinettes qui partagent un cerveau pour deux et plus que bavardes, à la logique très... disons, particulière.

- du Numéro 6, la tête brulée pétrie de bonnes intentions au départ, mais qui provoque immanquablement des catastrophes en série...

- du Numéro 2, qui brille par son absence de personnalité, et fait toujours ce qu'on lui dit sans jamais se poser de questions, inodore et sans saveur...

- du Numéro 37, prêt à toutes les tricheries et dont la devise pourrait consister en un justification de tous ses actes par les résultats qu'il souhaite obtenir...

- du Numéro 39, bien plus intéressé par la gent féminine que par la poursuite de ses activités d'origine...

- du Numéro 10, bon élève, appliqué, avec des résultats plutôt bons, mais définitivement trop scolaire...


- du Numéro 13, qui se la joue "je suis un mystère", vous ne pouvez pas me comprendre, personne ne le peut d'ailleurs...





Et à ce point , je ne peux que me réjouir et me féliciter de l'absence, contrairement à l'année précédente, du Numéro 24, dite aussi "l'abominable garce"...






Nous verrons bien jusqu'à quand les élèves peuvent supporter ce petit jeu, à moins bien sûr que ce ne soit moi qui me lasse...


Par Saint Luc
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