In vino veritas ?

Publié le par Saint Luc


Suite à une longue discussion et surtout un apéritif conséquent prolongé (parce que commencé tôt) autour d'un muscat corse, de gueuze belge, de bourgogne bien équilibré, de manzana et de limoncello, avec un collègue dont je n'ai pas encore parlé je crois, Villon, et sa compagne et un couple d'amis avant hier, je ne peux m'empêcher de me poser des questions.
On a parlé de l'asile de fous, de la réforme à venir, de nos biens aimés calife et grand vizir, de Lucilla, de politique intérieure, de marxisme défaitiste et de trotskisme réformiste, de mutations, d'art contemporain, de vulgum pecus, de critique et de théorie esthétique, de goûts et de beauté, de séparation au travail pour le bien du couple, de polygamie, de recettes de séduction, de continuité dans les relations amoureuses, de femmes qui brisent le coeur, des avantages et des inconvénients de l'égalité par rapport à l'équité, de féminisme et de militantisme, de relations épisodiques et de relations stables, des effets de l'alcool, de ce que l'on peut attendre de la vie et de vie sans attente, bref de tout et rien.

Et maintenant
à y repenser sans trop d'alcool dans le sang à tête reposée et surtout à repenser à tout ce que j'ai bien pu dire, j'en viens à me poser la question suivante : lorsque l'on est enivré, les langues ont bien tendance à se délier, mais ce que l'on dit une fois les inhibitions assez amoindries est-il bien plus proche de la vérité et du fond de notre pensée ? Ou alors, une fois enivré ne raconte t'on plutôt que des bétises, exagérant grandement les choses, l'esprit embrumé empêchant d'avoir des raisonnements logiques et les idées claires ?

Alors, vous là,
mes ninternautes chéri(e)s, j'espère que vous en pensez quelque chose, parce qu'après coup certaines de mes réparties et de mes remarques me laissent tout de même un peu songeur... 


Publié dans Humeur

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galoune 22/02/2010 22:42


En effet, contente d'être en congé forcé: j'ai raté quelques articles, ou je les ai lu trop vite...
Sorry Sir.
Et pas ravie d'être à la maison, mais je soigne mes cervicales à coup de restauration d'un tit meuble pour la cuisine...
Pas top pour les cervicales mais EXELLENT pour le moral!
Sinon, enfermée, non, sauf si c'est au jardin...
Good night courageux travailleur!


Saint Luc 23/02/2010 21:00


Pas grave très chère...
J'espère qu'on aura des photographies de ce futur nouvel occupant de ta cuisine ! Mais sinon, c'est clair que tes cervicales ne doivent apprécier que moyennement un traitement xylo-quelque chose,
quoique sans doute bon pour la santé mentale effectivement.


galoune 22/02/2010 20:13


Alors je veux du Muscat Corse!!!
Et ne t'en fais pas, je ne coule pas des jours malheureux, pouvoir prendre du recul est parfois une bonne chose, même pour pouvoir faire du bon boulo... Je hume l'air qui se réchauffe et prend au
moins le temps de tout lire chez toi par exemple...
D'ailleurs je trouve qu'un prof en vacances se doit ne nous écrire plus!!!
Bises!
(à Tahiti aussi bien sur!)


Saint Luc 22/02/2010 20:25


Ah mais je me doute ! Je me disais juste que rester enfermé à la maison ne doit pas vraiment être ta tasse de thé, je me trompe ?
Par contre, je vois que tu ne lis pas tout en entier jusqu'au bout du bout : en vacance je n'y suis plus, et histoire de me dédouaner, j'ai bossé l'agrégation externe et remis un peu mes cours à
jour pendant ces vacances (j'avais pris pas mal de retard pour réviser l'agrégation interne !), et j'ai en plus fait un petit truc dont je vais parler dans mon prochain article...


kaliuccia 22/02/2010 15:57


Ne cherche plus. Tu as bu du Muscat Corse. Du bien de chez nous et j'espère qu'il était bon :-) Et cet alcool là, il fait tomber les dernières réserves. Et il exagère tout. Nos pensées, nos idées,
nos états d'âmes.
:-)Maitenant, tu sais. Tu peux dormir.


Saint Luc 22/02/2010 19:50


Ah, c'était donc ça la raison !!!
Comme quoi, il faut toujours demander à quelqu'un qui connait le produit, on a la réponse tout de suite du coup ! Un qui sait vaut mieux que dix qui se posent la question !
Et c'est clair que dorénavant j'irai un peu plus mollo sur le levage de coude à base de muscat corse, même s'il est tout particulièrement bon...


ghengis 22/02/2010 10:26


L'alcool a des effets différents sur chacun vous ne pensez pas ? On parle souvent d'alcool triste ou heureux... Une camarade de promo se transforme en petit monstre vindicatif a chaque fois qu'elle
boit plus d'un demi.

Pour ce qui est des discours, je trouve que lorsqu'on est légèrement enivré, on est toujours un peu phraseur, on se sent peut être plus en confiance, sur de sa pensée et c'est là que tu commences à
pinailler sur les angles. De fil en aiguille, tu vas plus loin que le fond de ta pensée et meme si tu t'en rend un peu compte, c'est trop tard. Je pense que ce que l'alcool nous enleve, c'est le
recul qui n'a été enseigné dans toute argumentation. Mais est-ce que je ne generalise pas un état qui m'est seulement propre ?
J'ai toujours 'impression que tout se passe plus vite dans ma tete et que si ma répartie me semble plus forte et plus aiguisée, elle ne traduit pas forcement ce que ma mesure entend.


Saint Luc 22/02/2010 19:44


Par contre je note que tu t'es mis à me vouvoyer, à moins que tu ne t'adresses à tout le monde ?
C'est assez vrai, chacun réagit différemment, je connais aussi quelqu'un qui ne se contrôle plus du tout après avoir bu, alors que quelqu'un d'autre se transforme en bisounous qui aime tout le
monde...
Pour ce qui me concerne, j'aurais tendance à me reconnaitre dans ce que tu dis, que mes propos glissent souvent un peu plus loin que ma pensée et que je perds un peu le sens de la mesure ou de la
nuance. Je ne pense donc pas que tu généralises, même si d'autres pourraient ne pas être d'accord avec toi et moi. Pour le coup, ce n'est pas très grave, ni très important d'ailleurs, comme je le
disais dans un précédent commentaire, ça m'a juste permis de voir les choses un peu différemment, et de prendre conscience qu'en fin de compte j'ai longtemps attendu des mots, attendu des gestes,
qui ne sont pas venus et peut être que sans le savoir, sans le vouloir, je les ai un peu empêché en étant un peu trop dans l'attente et un peu trop arc-bouté sur mes positions et mon exigence.
Mais à vrai dire, peu importe maintenant, tout cela est du passé, et savoir ou connaitre tous les tenants et aboutissants ne changera plus grand chose, et il est sans doute préférable de
s'intéresser à l'ici et maintenant.



BBK.mel 20/02/2010 15:37


Je crois que tout est question de ce que l'on veut dire et du degré d'alcool ingurgité. Partons du principe que le sujet est juste grisé, qu'il n'est pas totalement pinté. L'alcool peut en effet
permettre de dire des choses que l'on tairait d'habitude, parce que trop brutales, franches ou politiquement incorrectes. Mais l'alcool permet aussi de mentir avec beaucoup plus d'assurance ! Donc
on tourne en rond. En fait, je crois sincèrement que l'on parle beaucoup plus spontanément, on oublie un peu notre vernis trop poli qui nous empêche d'aborder des sujets qui peuvent être délicats,
à partir du moment où l'on a bu un verre. Le tout est que ce verre soit bu en bonne compagnie ! J'entends par bonne compagnie celle des gens qui savent parler sans hurler, débattre sans se battre
et sans se fâcher.


Saint Luc 21/02/2010 11:02


Oui, comme tu dis, on tourne en rond avec ton raisonnement et là tu m'aides pas !
Plus sérieusement, c'est justement le fait d'avoir été en bonne compagnie qui m'a fait me poser des questions, parce que sans leurs réactions un peu surprises et candides ou de bon sens comme on
voudra, à ce que je disais et surtout à la manière dont je le disais, je serai sans doute resté un peu cloitré dans mes certitudes sur certains événements du passé dont il m'avait semblé
jusqu'alors être splectateur plutôt qu'acteur, même à un moindre degré.
L'alcool a du faire sauté un certain nombre de verrous et leurs questions un peu indicrètes et surtout de gens qui ne connaissaient pas mon histoire a fait le reste. Au lieu d'un discours bien
vérouillé et un peu policé, j'ai du au minimum m'interroger sur ce que je disais et sur pourquoi je le disais de cette façon, et même s'il n'y a pas de bonne réponse, ce n'est peut être pas plus
mal.