Ejusdem farinae...

Publié le par Saint Luc


Vu que ça fait un petit moment que je n'ai pas parlé livres si si, c'est pas parce que j'ai dit là comme ça ce que j'aime, que c'est parler littérature, c'est juste du teasing, et ça, le teasing, moi j'adooooore eh ben du coup, c'est que je vais faire là maintenant, parce que j'ai envie d'abord et comme de toute façon je dis ce que je veux ici, on discute pas, nanmého, et on ramasse ses lunettes et son cortex cérébral, à propos d'un formidable roman. Tellement formidable d'ailleurs que du coup, après cette lecture je me suis mis à chercher puis à lire tous les  livres que je pouvais trouver de cet auteur, pour dire.


Alors dans la série des livres que je préfère, il y a ce coup de foudre littéraire qui date maintenant de quelques années, et même si tous les livres lu ensuite n'ont pas toujours provoqué autant d'enthousiasme, je me plonge toujours avec autant de bonheur et de plaisir dans sa prose et dans les univers et décors qu'il plante.

Donc
dans la famille des livres que j'emmènerai sur une île déserte, je demande le petit fils (rehaha, comme pour la dernière fois, vous n'aviez quand même pas cru que j'allais tout de suite enchaîner par l'incontournable, l'incommensiurable, la pierre angulaire, selon moi, de toute la littérature et de tous les livres qui se feront ensuite, non
bande de lecteurs trop crédules ) je vous parle du coup, du roman, et ça n'a rien, mais strictement rien à voir avec le navet intersidéral film qui en a été tiré, d'Arturo Perez-Reverte, Le club Dumas, sous titré ou l'ombre de Richelieu  :







Quote-leftDes intrigues superposées et qui s'entrecroisent, un style impécable, avec des références littéraires nombreuses, depuis Alexandre Dumas et tous les auteurs de romans-feuilletons d'Eugène Sue à Paul Féval et Rafael Sabatini en tête, jusqu'à Herman Melville, Jacques Cazotte et Stendhal, une érudition indéniable et à propos, des personnages originaux, bien campés et savoureux. Depuis un chasseur de livres anciens, sorte de détective privé érudit, jusqu'à un aristocrate désargenté mais bibliomane patenté, la galerie de portraits est longue et fait d'ailleurs parfois des clins d'oeil à d'autres de ses livres. Bref, un merveilleux livre sur les livres et sur le diable, et sur comment l'on voit les choses au travers de nos propres références et autres obsessions. Avec en trame de fond une réflexion intéressante sur comment s'écrivent les livres et se créent les histoires, à lire absolument.Quote-right



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Titony 06/05/2009 18:28

le dessert est nettement plus intéressant que l'inspiration du Saint... quoique le Saint lui aussi soit capable de dégager une bonne odeur... ;)

Saint Luc 06/05/2009 20:06


@ Amélie : Inspiré, pas tant que ça mais désoeuvré ça oui ! Et comme je suis toujours bavard, je m'étends, je m'étends, sans m'en rendre vraiment
compte...
Et pour conclure mon propos sur Polanski, je dirais que ses films gagneraient sans doute à être travaillés sur une plus longue période. Ce n'est pas qu'il prépare pas ses tournages, bien au
contraire, il paraît même qu'il ne se lance dans la réalisation qu'après avoir longuement et soigneusement planifié ce qu'il compte montrer à l'image, mais un peu plus de temps pour travailler
également les autres aspects du film lui serait bénéfique à mon sens, vu qu'il semble toujours sacrifier quelque chose au profit de cette préparation.

@ Ti'Tony : Comment ça ? Tu oses penser (et dire...) qu'une préparation culinaire a plus d'intérêt que mes propos, certes indigestes, mais grâtinés ?   :)


Amelie 06/05/2009 09:22

Ah ben dis donc tu étais inspiré à 21h19 ! Moi à cette heure-là je mangeais mon dessert, ce qui n'a rien de cinématographique mais qui a le grand avantage de tenir dans le four. Chacun son truc.
Je ne connais pas la filmo de polanski sur le bout des doigts mais je suis plutôt d'accord avec toi, il est assez inégal ce garçon !

Amelie 05/05/2009 10:04

Ah oui j'aime mieux ça ! Tout n'est pas à jeter quand même ! Du coup on lui pardonnerait presque ses quelques égarements... Bon et en parlant d'adaptation, attention à la déferlante "Anges et Démons" !

Saint Luc 05/05/2009 21:19


Pour ce qui est du Pianiste, je ne sais pas, je ne l'ai toujours pas vu, et je n'ai pas l'audace et surtout l'outrecuidance (ah ben voui, j'ai des lettres !!!) de donner donc mon avis, je ne juge
que sur pièces...
Cependant, pour le reste à part Rosemary's Baby, je trouve que Polanski a commis beaucoup de films un peu nazes : je le trouve définitivement très surestimé.

Ce n'est pas que tout soit à jeter, mais dans ses films je trouve qu'il y a toujours un truc qui cloche, mal ficelé, pas abouti, que ce soit le scénario (comme dans La Neuvième Porte ou Tess), le
manque de rythme (comme dans La jeune Fille et la Mort), un propos très décousu ou confus (comme dans Pirates ou Quoi ?), une esthétique à contresens du propos (comme dans Chinatown ou Mac Beth),
bref cela me donne toujours l'impression d'avoir été trop vite expédié ou pas complétement maîtrisé, ce qui me navre...

Pour être tout à fait honnête, je trouve dommage qu'il néglige, à mon sens, toujours un petit quelque chose dans ses films parce que si on compile deux ou trois films, c'est clair que l'on obtient
littéralement des chefs d'oeuvre !


Titony 04/05/2009 23:18

c'est pour ça que j'ai précisé quand il a fait la Neuvième Porte... heureusement pour lui qu'il a aussi fait des bons films :p

Amelie 04/05/2009 22:21

Noyer Polanski... Certes. Mais : "Le pianiste" et "Rosemary's baby"... non ?