Kalos thànatos...

Publié le par Saint Luc

Homère a placé ces mots dans la bouche de Hector, le héros priamide, général des armées de Troie, lorsqu'il comprend que l'affrontement avec Achille, le héros achéen, rendu invulnérable par la faveur des dieux, est devenu inévitable et le conduira à une mort, certes glorieuse, mais absolument certaine :

"Et voici maintenant le Destin qui me tient. Eh bien ! Non, je n'entends pas mourir sans lutte ni sans gloire, ni sans quelques hauts faits, dont le récit parvienne aux hommes à venir..."

C'est une phrase qui pourrait me servir de devise tant il me parait incompréhensible que tellement de monde renonce facilement et sans se battre à ce qu'ils ont de plus cher et de plus précieux dans ce monde et dans cette vie, si courte.


En même temps, je ne suis pas naîf non plus, et je sais que parfois notre vie se heurte à la dure réalité et à la froide détermination des choses, et alors me revient ce dialogue de Gladiator, le film de Ridley Scott, lorsqu'au début du film avant la bataille, devant l'obstination des barbares à se battre malgré leur infériorité évidente, l'aide de camps du général Maximus Meredius Decimus lui dit :

"- Un homme devrait savoir quand il est vaincu...
- Le sauras-tu Quintus, le saurais-je ?"


La sagesse, c'est peut-être de connaitre l'exacte étendue de ses forces, et de savoir quand il faut renoncer, et laisser faire, laisser aller les choses, aussi difficile que cela puisse être, parce que ce n'est pas dans mes habitudes et ce n'est pas dans mon caractère.

Publié dans Caractère

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